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 NOVARTIS investit en Chine dans le cardiovasculaire

 NOVARTIS investit en Chine dans le cardiovasculaire

NOVARTIS continue sa collaboration avec le Chinois ARGO et investit dans des médicaments de cardiologie et particulièrement dans le traitement des lipidémies.

La société biotechnologique chinoise ARGO Biopharmaceutical a annoncé avoir conclu un nouvel accord de collaboration stratégique avec NOVARTIS, dans le domaine du traitement des maladies cardiovasculaires.

L’entreprise basée à Shanghai, spécialisée dans le développement des petits ARN, précise que ce troisième accord de coopération avec le groupe suisse prévoit l’octroi à Novartis d’une licence commerciale excluant le marché chinois portant sur deux nouvelles molécules de prochaine génération destinées au traitement de l’hypertriglycéridémie sévère et à celui de la dyslipidémie.

Le laboratoire pharmaceutique disposera également d’un droit de préemption sur BW-00112, qui fait actuellement l’objet d’un essai clinique de phase II aux Etats-Unis et en Chine.

L’accord comprend également une licence concernant un autre candidat médicament actuellement en phase d’études précliniques avant le lancement d’un essai clinique de phase I prévu en 2026.

Selon les termes de l’accord, Argo recevra un paiement initial de 160 millions de dollars, mais pourrait percevoir des paiements liés à des étapes de développement et à l’exercice d’options pour une valeur potentielle totale susceptible d’atteindre 5,2 milliards de dollars, sans compter les redevances à percevoir sur les ventes des produits éventuellement commercialisés.

En outre, Novartis a exprimé son intention de participer au prochain tour de table d’Argo.

Sources Biopharmadive

Vente en ligne de médicaments : Attention !

Vente en ligne de médicaments : Attention !

Un seul groupe criminel serait derrière plusieurs milliers de sites frauduleux de vente en ligne de médicaments. C’est le rapport trimestriel de GEN, entreprise spécialisée en cybersécurité, qui le mentionne.

« Plus de 5.000 domaines ont été identifiés, tournant en permanence pour échapper à la détection », détaille le rapport, qui a baptisé « MediPhantom » ce groupe cybercriminel qui s’appuie sur des techniques avancées, comme le détournement de site médicaux légitimes, la manipulation des résultats de recherche Google et l’exploitation de plateformes publiques d’hébergement.

Les cybercriminels repèrent sur les forums en ligne et les réseaux sociaux les médicaments susceptibles d’attirer l’attention. Ils « visent les médicaments motivés par le désespoir : les traitements du dysfonctionnement érectile, les antibiotiques essentiels comme l’amoxicilline, les médicaments pour perdre du poids à la mode et coûteux et même des antiviraux commercialisés de manière trompeuse durant la saison de la grippe ou les crises sanitaires mondiales », détaille Gen.

En France, la vente en ligne de médicaments de prescription sans ordonnance est illégale, rappelle-t-on. Seules les spécialités non soumises à prescription obligatoire peuvent être vendues sur internet, et uniquement via des sites exploités par des pharmaciens, et adossés à une officine physique.

Pour Alain Grollaud, président de la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies Federgy interrogé mi-août par TICpharma, « les sites criminels existeront toujours, il faut apporter une alternative par un système sécurisé ».

Federgy fait partie des actionnaires de Ma pharmacie en France, un site qui proposera différents services dont la livraison à domicile de médicaments « suite à la dispensation d’une ordonnance à l’officine », la vente en ligne et la livraison de médicaments OTC, de parapharmacie et de dispositifs médicaux.

L’initiative associe aussi la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) et le Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO), soit les principaux syndicats et groupements de pharmaciens d’officine, et La Poste santé & autonomie (groupe La Poste).

Source Tic Pharma

PLM/SPOR/IRIS : obligations et recommandations 

PLM/SPOR/IRIS : obligations et recommandations 

Dans le cadre des systèmes PLM/SPOR/IRIS, l’EMA demande aux titulaires d’AMM (CAPs et non-CAPs) de réaliser plusieurs actions dont certaines avant le 31/12/2025.

Dans le cadre de PLM/SPOR, depuis fin janvier 2025 les titulaires d’AMM non centralisées (non-CAPs) dont la substance active est sur la liste ULCM, ont l’obligation de faire un enrichissement de certaines données dans PMS avant le 31 décembre 2025 (soit via PUI, soit via PMS API). Pour les autres produits, le délai est fixé pour l’instant à fin décembre 2026.

Par ailleurs, quel que soit le statut des produits, il est très fortement recommandé à tous les titulaires d’AMM de vérifier que les données dans PMS liées à leurs produits sont correctes et en cohérence avec les bases SMS (substances), RMS (referentials) et OMS (organisations). Pour rappel, la base PMS alimentent divers autres systèmes dont les web-eAF.

Avant de procéder à l’enrichissement des données, l’étape préliminaire est de vérifier que tous les packs sizes (présentations pour chaque spécialité) ont bien été renseignés dans XEVPMD. Pour les produits pour lesquels les autorités attribuent un numéro d’AMM par présentation, l’information est normalement déjà renseignée. Pour les produits pour lesquels les autorités attribuent un numéro d’AMM par spécialité, il faut renseigner dans XEVMPD tous les pack sizes.

Concernant l’enrichissement des données dans PMS. Dans le cas des produits non-CAPs, certaines données ne sont pas présentes dans PMS car non renseignées dans XEVMPD. L’EMA demande donc que ces données soient complétées dans PMS (via PUI ou PMS API). Cela concerne les données suivantes :

  • structured pack size : selon la section 5.5 du document EU IG Chapter 2
  • manufacturers : selon la section 2 du document EU IG Chapter 2
  • MBOs-Manufacturing Business Operations : également selon la section 2 of EU IG Chapter 2

Pour procéder à l’enrichissement, sur le portail PLM, les titulaires doivent initier des changes request (CR) directement dans PMS.

Dans le cadre de IRIS, le détail des actions à réaliser par les titulaires d’AMM (centralisée et non centralisée) avait été détaillé dans une publication de l’EMA (voir notre article du 20/07/2025) :

  • Tous les titulaires d’AMM marché doivent être enregistrés dans OMS
  • Les personnes contact pour tous les titulaires enregistrés dans OMS disposent d’un compte EMA et du rôle IRIS Industry approprié (de préférence le rôle IRIS Industry Manager).
  • Les informations liées aux personnes contact pour les produits doivent être mises à jour dans IRIS (pour les CAPs, il s’agit de la personne mentionnée à la section 2.4.3 de l’eAF, pour les non-CAPs, il s’agit du QPPV enregistré dans la base de données Art 57 ou UPD, du point de contact réglementaire enregistré dans la base de données Eudravigilance,  du point de contact titulaire au niveau national, du point de contact titulaire affecté à la procédure par le titulaire et pour les PSUR, la personne de contact indiquée dans le formulaire PSUR).

Source : EMA

Traitement dans la maladie d’Alzheimer

Traitement dans la maladie d’Alzheimer

La Haute autorité de santé (HAS) a rejeté la demande d’autorisation d’accès précoce pour le médicament Leqembi.

Leqembi (lécanémab), développé par les laboratoires Biogen (États-Unis) et Eisai (Japon), est un médicament destiné à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer. Il cible les plaques amyloïdes, une des caractéristiques biologiques de cette pathologie neurodégénérative. Ce traitement, tout comme le Kisunia (donanémab, par Eli Lilly), suscite de grands espoirs car il représente une des premières avancées thérapeutiques depuis plusieurs décennies.

La HAS a rendu un avis défavorable à la demande d’autorisation d’accès précoce pour Leqembi, qui aurait permis une prise en charge automatique par l’Assurance Maladie du médicament. Les motifs du rejet sont les suivants :

  • Efficacité jugée modeste : le médicament montre un léger ralentissement de la progression de la maladie, mais les bénéfices cliniques sont considérés comme trop faibles pour justifier un accès précoce.
  • Profil de tolérance préoccupant : des effets secondaires graves ont été observés, notamment des hémorragies cérébrales et des œdèmes, parfois mortels.
  • Pas de besoin médical insuffisamment couvert : selon la HAS, Leqembi n’est pas susceptible de combler un besoin médical insuffisamment couver

Au niveau européen, Leqembi a été autorisé par l’Agence européenne des médicaments (EMA) en avril mais les autorités sanitaires européennes avaient initialement refusé son autorisation et ne l’ont donné ensuite qu’avec des restrictions strictes :

  • Usage limité aux patients en début de maladie.
  • Prescription réservée aux patients à faible risque de complications.

D’un côté, les associations de patients voient dans Leqembi une avancée, même modeste, et réclament son accès. Tandis que certains experts émettent des réserves car ils estiment que le médicament agit sur les conséquences (les plaques amyloïdes) plutôt que sur les causes profondes de la maladie, et que les risques l’emportent sur les bénéfices.

La HAS, bien que son avis soit consultatif, influence fortement les décisions gouvernementales en matière de remboursement. Le rejet de l’accès précoce signifie que Leqembi ne sera pas immédiatement disponible pour les patients français via l’Assurance maladie. Cet avis n’exclut toutefois pas que le Leqembi soit un jour remboursé par l’assurance-maladie. La HAS se prononcera plus tard sur une éventuelle procédure de « droit commun », qui impliquerait des négociations plus longues et complexes car se pose aussi la question du rapport coût/efficacité, notamment en raison du prix élevé du traitement et de son impact limité.

Source : HAS, Le Figaro Santé

Traitement dans la maladie d’Alzheimer

Baxdrostat : une avancée majeure contre l’hypertension résistante

AstraZeneca a dévoilé au congrès européen de cardiologie les résultats très prometteurs d’un essai d’un hypertenseur au mode d’action nouveau.

AstraZeneca a annoncé des résultats très prometteurs pour son médicament expérimental Baxdrostat, à l’issue de l’essai clinique de Phase III BaxHTN. Il n’y avait pas eu de médicament innovant contre l’hypertension artérielle depuis 20 ans.

Ce traitement, destiné aux patients souffrant d’hypertension non contrôlée ou résistante, a atteint tous ses objectifs, marquant une étape importante dans la lutte contre cette pathologie chronique.

L’essai, mené sur 796 patients (randomisés en 1:1:1 pour <dosé à 1 mg, ou 2 mg ou placebo pendant 12 semaines.), a démontré que Baxdrostat, induisait une réduction statistiquement significative et cliniquement significative de la pression artérielle systolique (PAS) moyenne en position assise par rapport au placebo après 12 semaines (−9,8 mmHg de baisse de la pression artérielle systolique versus placebo, avec le baxdrostat à 2 mg pendant 12 semaines).

L’essai a également satisfait à tous les critères d’évaluation secondaires. Les patients souffrant d’hypertension non contrôlée ou résistante au traitement ont reçu le baxdrostat ou un placebo en plus des soins habituels. Le baxdrostat a été généralement bien toléré et son profil d’innocuité était favorable.

Baxdrostat agit en inhibant sélectivement la synthèse de l’aldostérone, une hormone clé dans la régulation de la pression artérielle. Ce mécanisme, inédit depuis plus de deux décennies, cible directement l’un des principaux facteurs biologiques de l’hypertension difficile à traiter.

L’hypertension touche 1,3 milliard de personnes dans le monde, et près de 50 % des patients sous traitement n’atteignent pas leurs objectifs de pression artérielle. Les formes résistantes exposent à des risques accrus d’AVC, d’infarctus et d’insuffisance rénale. Selon le Dr Bryan Williams, investigateur principal de l’étude :

“Ces résultats montrent que Baxdrostat pourrait offrir une nouvelle solution thérapeutique aux millions de patients dont la pression reste élevée malgré plusieurs traitements.”

AstraZeneca a acquis le baxdrostat en achetant CinCor Pharma, Inc. en février 2023.18 Un droit à valeur contingente de 10 dollars par action en espèces (0,5 milliard de dollars) est payable aux anciens actionnaires de CinCor lors de la soumission d’une nouvelle demande de médicament aux États-Unis ou en Europe.

Source : ASTRAZENECA, Les Echos, ESC online