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Comment utiliser les seniors dans l’industrie pharmaceutique ?

Comment utiliser les seniors dans l’industrie pharmaceutique ?

Le LEEM s’est préoccupé du maintien en emploi des salariés dits « seniors ». Il a signé, avec les syndicats, un premier accord de branche relatif à ce sujet.

A la suite de plusieurs réunions de négociations, la CFE-CGC, la CFTC, FO et l’UNSA se sont déclarées signataires de l’accord proposé, totalisant ainsi 60.49% d’audience.

Le taux d’emploi des seniors en France reste très inférieur à la moyenne de l’Union européenne, en particulier pour les 60-64 ans (environ 39% en France en 2023 contre 51% en moyenne en Europe. Un chiffre qui interpelle d’autant plus dans le cadre du vieillissement de la population active, accéléré par la dernière réforme des retraites.

L’accord signé le 08 juillet 2025 permet d’initier, au sein du secteur de l’industrie pharmaceutique, une réelle dynamique pour accompagner l’emploi des salariés séniors. Aux termes de cet accord, les partenaires sociaux de la branche se sont notamment accordés sur :

– La mise en œuvre de mesures internes permettant d’anticiper au mieux l’évolution de la carrière des salariés, afin de répondre aux problématiques liées au vieillissement.

– Des mesures permettant le recrutement des salariés séniors éloignés du marché de l’emploi, en s’inscrivant dans la lignée de l’ANI (Accord National Interprofessionnel) sur l’emploi des salariés expérimentés et en portant l’âge de recours au contrat de valorisation de l’expérience à 57 ans.

– Un dispositif ouvrant au salarié la possibilité d’utiliser son indemnité conventionnelle de départ en retraite pour financer une diminution totale ou partielle de son activité à l’approche de la retraite, pouvant ouvrir droit à un abondement de la part de l’entreprise.

Vincent Guiraud-Chaumeil, Président de la Commission emploi, compétences et empreinte territoriale du Leem, salue la signature d’un accord novateur, « qui amorcera un changement de paradigme sur la gestion RH des populations séniors au sein du secteur, en valorisant les atouts indéniables qu’ils apportent en entreprise et en replaçant l’anticipation des fins de carrière au centre des enjeux stratégiques de l’entreprise. La négociation et la signature de cet accord n’aurait pas été possible sans un dialogue social de qualité, qui a su être constructif et réfléchi tout au long des débats ».

Source LEEM

Comment passer d’une administration quotidienne à une administration semestrielle ?

Comment passer d’une administration quotidienne à une administration semestrielle ?

C’est dans le domaine de la prévention du SIDA qu’un nouveau médicament apporte cette facilité d’administration.

Après les Etats-Unis, en juin, la Commission européenne a autorisé la commercialisation dans l’Union européenne (UE) d’un nouveau traitement préventif contre le virus du sida (VIH), selon un communiqué publié mardi 26 août par l’entreprise américaine GILEAD, qui le développe.

Les essais cliniques menés par le laboratoire ont montré une réduction du risque de transmission du VIH de plus de 99,9 % chez les adultes et les adolescents.

Le Yeytuo, nom donné pour l’Europe à ce traitement, appelé Yeztugo aux Etats-Unis, ne requiert que deux injections annuelles, alors que la plupart de ses concurrents requièrent la prise quotidienne d’un comprimé.

Ce mode d’administration simplifié fait espérer une meilleure prévention au sein des populations à risque, notamment dans les pays en développement.

En juin, Gilead avait déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que le Yeztugo coûterait plus de 28 000 dollars (soit 24 000 euros environ). Le market access en Europe va donc être suivi de près en Europe et en France.

Ceci étant, après plusieurs mois d’appels d’experts et d’associations de malades, Gilead a passé en 2024 un accord avec des fabricants pour produire et vendre des génériques anti-VIH à bas coût dans plus de cent pays en développement et pour fournir de nombreuses doses.

Le Fonds mondial, un partenariat public-privé, a annoncé en juillet avoir signé un contrat avec Gilead pour procurer aux pays à revenus faibles ou intermédiaires le traitement préventif.

Sources Article de presse et GILEAD

Comment passer d’une administration quotidienne à une administration semestrielle ?

Certaines araignées représentent un pipeline de nouvelles molécules !

Sur l’île de K’gari (anciennement Fraser Island), au large de la côte est de l’Australie, vivent des araignées peu engageantes mais redoutablement importantes pour découvrir de nouveaux médicaments.

Les funnel web spiders ou araignées à toile-entonnoir, sont de proches cousines des mygales. Peu agressives vis-à-vis des humains, elles n’en possèdent pas moins un venin dangereux et parmi les plus complexes connus chez les araignées.

Glenn King, chercheur à l’Université du Queensland, est devenu depuis plusieurs années, un spécialiste des venins de mygales. Il s’attelle à isoler les peptides. Sa dernière découverte pourrait transformer la façon de traiter les urgences cardiovasculaires, en limitant les dégâts causés par les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux.

Glenn King et son collègue Nathan Palpant, spécialiste des maladies cardiaques, se sont penchés sur l’une des molécules les plus prometteuses du venin de ces araignées. Baptisée Hi1a, elle bloque les signaux chimiques qui ordonnent aux cellules de mourir. Testée sur des souris victimes d’AVC, cette molécule a réduit les dommages cérébraux de 80%, même lorsqu’elle était administrée quatre heures après le début de l’accident. Des résultats que Glenn King qualifie lui-même de spectaculaires.

Forts de ces découvertes, les chercheurs australiens ont créé une startup, Infensa Bioscience, pour transformer Hi1a en un médicament utilisable en urgence. L’entreprise prévoit des essais cliniques dès cette année à Brisbane, sur des patients victimes de crises cardiaques. Si les tests confirment son efficacité et son innocuité, ce traitement pourrait équiper ambulanciers et hôpitaux d’ici cinq ans. Une perspective qui aiderait à gagner un temps précieux dans un domaine où chaque minute sauve des vies.

Source Popular Mechanics

SANDOZ achète une nouvelle usine de bioproduction en France

SANDOZ achète une nouvelle usine de bioproduction en France

SANDOZ va racheter l’usine toulousaine de l’allemand EVOTEC. Cela permettra au groupe suisse de produire des anticorps biosimilaires.

La société allemande de R&D pharmaceutique à façon Evotec vient de signer un accord non contraignant pour la vente de sa nouvelle usine de produits biologiques Just-Evotec Biologics à Toulouse au groupe suisse Sandoz. Inaugurée en septembre 2024, cette usine de 15.000 m² avec les bureaux produit en sous-traitance des lots cliniques et commerciaux d’anticorps monoclonaux contre des cancers et des maladies infectieuses. Cette unité de culture cellulaire utilise une technologie avancée de fabrication continue et emploie près d’une centaine de salariés, qui seront repris par Sandoz.

La vente reste soumise à la consultation des représentants du personnel, aux autorisations réglementaires et à l’accord définitif de cession prévu au quatrième trimestre. Evotec vendra l’usine près de 300 millions de dollars (257 millions d’euros).

Pour son installation, Evotec avait bénéficié du soutien de l’État à hauteur de 43 millions d’euros, d’une enveloppe de 6 millions d’euros de la région Occitanie, ainsi que d’un prêt de la BEI (Banque Européenne d’Investissement), à hauteur de 150 millions d’euros.

Si Evotec n’a pas communiqué sur les raisons qui la poussent à se séparer d’une usine quasiment neuve, on sait la drug discovery de Hambourg en grande difficulté.

Fin 2024 deux repreneurs s’étaient manifestés : HALOZYME THERAPEUTICS et le fonds américain TRITON. Car evotec devenait une proie et avait bouclé son exercice 2024 sur un CA de 797 M€ assorti de 200 M€ de pertes. En deux ans, le cours de bourse d’Evotec a été divisé par 4 et le plan de restructuration engagé en 2024 envisageait la suppression de 400 postes, soit un peu plus de 8 % des effectifs mondiaux, dont 64 au centre de recherche de Toulouse, un ancien site Sanofi repris en 2015 qui employait encore 900 personnes l’an passé, et 9 à Lyon, laboratoire d’une centaine de salariés dédié à la recherche de nouveaux antibiotiques, repris en 2018 au même Sanofi.

Sources : Les Echos, Usine Nouvelle et Actu Labo.

SANDOZ achète une nouvelle usine de bioproduction en France

DELPHARM continue son développement au Canada

Le gouvernement de la province de Québec va soutenir DELPHARM et son outil de production à Boucherville.

Les ministres de l’Économie et de la Santé de la province de Québec ont annoncé conjointement que leur administration allait injecter 60 M$ canadiens – soit un peu plus de 37 M€ – pour soutenir l’investissement majeur que consent la CDMO française Delpharm sur le site de Boucherville, dans la banlieue nord de Montréal : cette enveloppe sera partagée pour moitié en prêt et en subvention et complètera celle, d’un même montant (45 M$ de prêt à taux réduit et 15 M$ de subvention), accordée au printemps par le gouvernement fédéral canadien.

L’investissement consiste à agrandir l’usine actuelle de 2 600 m2 et à l’équiper d’une nouvelle ligne de remplissage d’injectables stériles, la spécialité de ce site racheté en 2022 par Delpharm à Sandoz, qui reste son principal client : les produits finis sont majoritairement destinés au secteur hospitalier de toute l’Amérique du Nord. 

Delpharm, qui emploie 497 salariés à Boucherville et 206 à Pointe-Claire, à l’ouest de Montréal, vise à accroître la production de l’usine de 80 %, a précisé hier la ministre québécoise de l’Économie Christine Fréchette.

DELPHARM avait choisi d’investir au Canada, pour l’accès au marché Nord-Américain, la qualité des emplis et la stabilité du pays.

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Sources : Actu Labo, La Presse