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Renforcement du contrôle post-marché au Canada 

Renforcement du contrôle post-marché au Canada 

Santé Canada a publié le 1er avril 2026 son nouveau Guidance on terms and conditions for class II to IV medical devices, précisant les règles entrées en vigueur le 1er janvier 2026.

Depuis le 1er janvier 2026, Santé Canada a renforcé son arsenal réglementaire avec l’entrée en vigueur des modifications au Règlement sur les instruments médicaux (RIM). L’autorité dispose désormais du pouvoir d’imposer, modifier ou lever des Conditions relatives à l’homologation (Terms and Conditions – T&Cs) sur les licences de dispositifs médicaux de classes II à IV, et ce, à tout moment du cycle de vie du produit (article 36 du RIM).

Pour les fabricants établis en Europe, en Asie ou ailleurs dans le monde, cette évolution marque un changement significatif dans l’approche canadienne de la régulation des dispositifs médicaux. Ce mécanisme, à la fois souple et contraignant, mérite une attention particulière dans toute stratégie d’accès au marché canadien.

UN OUTIL DE REGULATION DYNAMIQUE ET FONDEE SUR LE CYCLE DE VIE

Les T&Cs s’inscrivent dans la transition de Santé Canada vers une régulation moderne, itérative et tout au long du cycle de vie, proche dans l’esprit du MDR européen, mais avec une plus grande flexibilité d’action pour l’autorité.

Elles permettent à Santé Canada de gérer de manière proactive les incertitudes scientifiques, cliniques ou techniques identifiées lors de l’évaluation initiale ou après la commercialisation, sans recourir immédiatement à des mesures drastiques telles que la suspension ou le retrait de licence.

Santé Canada peut désormais publier certaines T&Cs, renforçant ainsi la transparence vis-à-vis des professionnels de santé et des utilisateurs finaux.

OBJECTIFS PRINCIPAUX DES TERMS AND CONDITIONS

Ce mécanisme poursuit trois finalités stratégiques :

  1. Gérer les incertitudes résiduelles tout en autorisant un accès plus rapide au marché lorsque les données pré-commercialisation sont jugées suffisantes.
  2. Renforcer la surveillance post-commercialisation, en particulier pour les dispositifs innovants, les logiciels en tant que dispositif médical (SaMD) et les technologies d’intelligence artificielle.
  3. Accélérer l’entrée sur le marché des innovations tout en maintenant un haut niveau de protection de la santé publique.

UN CONTROLE CONTINU SUR L’ENSEMBLE DU CYCLE DE VIE

Contrairement à un modèle d’autorisation statique, les T&Cs autorisent Santé Canada à intervenir à trois moments distincts :

  • Au moment de l’octroi de la licence (conditions préalables ou concomitantes) ;
  • Pendant la phase de commercialisation (ajout ou modification de conditions) ;
  • Après la mise sur le marché, en réponse à de nouveaux signaux de risque ou à l’évolution technologique.

Ce contrôle dynamique porte sur la performance clinique réelle, la sécurité, l’usage en conditions canadiennes et les mises à jour logicielles ou algorithmiques.

TYPOLOGIE DES OBLIGATIONS LES PLUS COURANTES

D’après le Guidance on terms and conditions for class II to IV medical devices publié par Santé Canada le 1er avril 2026, les T&Cs peuvent inclure :

a. Exigences en matière de données cliniques

  • Études post-commercialisation (PMCF)
  • Suivi de cohortes ou registres patients
  • Génération et analyse de Real-World Evidence (RWE) spécifique au marché canadien

b. Surveillance post-marché renforcée

  • Rapports périodiques de sécurité
  • Collecte accrue des incidents et événements indésirables
  • Plans de gestion des risques actualisés

c. Exigences techniques et qualité

  • Validation logicielle approfondie et cybersécurité
  • Mise à jour de la documentation technique
  • Audits ou inspections ciblés

d. Restrictions d’utilisation et mesures d’encadrement

  • Limitation à certaines populations ou indications
  • Formation obligatoire des utilisateurs
  • Conditions strictes d’utilisation

e. Obligations spécifiques aux technologies innovantes (IA / SaMD)

  • Monitoring continu des algorithmes et détection des dérives
  • Gestion des biais, y compris l’analyse Sex and Gender-Based Analysis Plus (SGBA+)
  • Traçabilité complète des versions et mises à jour

PROCESSUS REGLEMENTAIRE ET GARANTIES PROCEDURALES

L’imposition des T&Cs suit un processus structuré :

  1. Notification motivée au titulaire de licence ;
  2. Possibilité pour le fabricant de soumettre des observations et données complémentaires ;
  3. Décision écrite et motivée ;
  4. Possibilité de révision ou de levée des conditions une fois les objectifs atteints.

Bien que ce cadre offre une certaine transparence et un droit de réponse, il impose aux fabricants une réactivité élevée et une documentation rigoureuse.

IMPACTS STRATEGIQUES POUR LES FABRICANTS

Cette évolution implique plusieurs conséquences majeures :

  • Passage d’une conformité ponctuelle à une conformité continue tout au long du cycle de vie ;
  • Nécessité d’anticiper les exigences post-market dès la préparation du dossier d’homologation canadien ;
  • Renforcement du système de management de la qualité (ISO 13485) pour intégrer la gestion dynamique des T&Cs ;
  • Opportunité d’accès accéléré pour les technologies innovantes, sous réserve d’une préparation solide ;
  • Risque accru en cas de non-conformité (suspension ou révocation de licence, impacts réputationnels).

RECOMMANDATIONS PRATIQUES DE NOTRE CABINET

Afin de minimiser les risques et de transformer cette exigence en avantage compétitif, nous conseillons à nos clients de :

  • Intégrer une analyse des risques de T&Cs potentiels dès la phase de conception et de planification du dossier canadien ;
  • Développer un plan de post-market surveillance (PMS) robuste et adapté au contexte canadien, incluant la génération de RWE locale ;
  • Renforcer la coordination avec leur représentant autorisé ou Licensed Dealer au Canada ;
  • Former les équipes RA/QA aux spécificités du cadre réglementaire canadien et à la gestion des T&Cs ;
  • Mutualiser les efforts entre les exigences du MDR européen et celles du Canada là où cela est possible, tout en tenant compte des différences (notamment la flexibilité d’imposition des conditions par Santé Canada).

CONCLUSION

Les Terms and Conditions imposées par Santé Canada constituent un outil stratégique de modernisation réglementaire. Elles reflètent la volonté de l’autorité de concilier accès rapide à l’innovation et protection élevée de la santé publique via une approche agile et fondée sur les données.

Pour les fabricants internationaux, cette évolution rend indispensable une stratégie d’accès au marché canadien proactive, intégrée et anticipatrice. Les entreprises qui sauront adapter leur organisation et leurs processus à cette logique de conformité continue seront les mieux positionnées pour réussir sur le marché nord-américain.

Nos équipes accompagnent régulièrement des fabricants européens et internationaux dans la préparation, la négociation et le suivi des T&Cs auprès de Santé Canada. N’hésitez pas à nous contacter pour évaluer l’impact sur votre portefeuille de produits et définir une feuille de route adaptée.


Source :
Santé Canada 

EMA : Lignes directrices sur la chimie des substances actives

EMA : Lignes directrices sur la chimie des substances actives

L’EMA a finalisé la mise à jour des lignes directrices relatives aux informations requises pour la fabrication et le contrôle des substances actives utilisées dans les médicaments.

L’EMA avait publié la version précédente de ces lignes directrices en 2016. Elles remplaçaient deux guides très anciens : ‘Note for guidance on chemistry of new active substances’ (CPMP/QWP/130/96, Rev 1) (2004) et ‘Chemistry of active substances’ (3AQ5a)) (1987).

Le guide s’applique aux substances actives mises au point selon une approche «traditionnelle» ou «améliorée», telles que décrites dans les documents ICH Q8-11 et Q13 ou selon une combinaison de ces deux approches.

En 2022, l’agence a proposé de mettre à jour le texte à la suite de la découverte d’impuretés de type N-nitrosamine bien que les lignes directrices initiales couvraient déjà l’évaluation et le contrôle des impuretés mutagènes et potentiellement mutagènes.

La version finale des lignes directrices est globalement identique au projet soumis à consultation en 2024. Les modifications comprennent l’ajout d’un nouveau paragraphe d’introduction à une section consacrée aux impuretés. Dans ce nouveau paragraphe, l’EMA explique que les demandeurs doivent indiquer la dose quotidienne maximale, la voie d’administration et la durée du traitement envisagées pour la stratégie de contrôle et les spécifications de la substance active.

L’EMA a également révisé une sous-section consacrée au retraitement. Dans la version finale de la ligne directrice, l’EMA précise que tout retraitement doit être effectué conformément à l’ICH Q7 ou l’EU GMP Part II.  « Si le retraitement est utilisé pour la majorité des lots, il doit être intégré au processus de fabrication standard », écrit l’EMA. « Les cas où un retraitement occasionnel est effectué doivent être clairement décrits dans le dossier et justifiés. Toute donnée à l’appui de cette justification doit être référencée ou présentée. »

Concernant la récupération de solvants, de réactifs, de produits intermédiaires ou de la substance active, celle-ci est considérée comme acceptable conformément à l’ICH Q7 ou à l’EU GMP Part II. Elle doit être clairement indiquée dans le schéma réactionnel, la description du procédé et/ou le diagramme de flux, là où les matières récupérées sont introduites dans le procédé.

Dans l’ensemble, la version finale de la ligne directrice fournit à l’industrie davantage de recommandations sur les groupes d’impuretés préoccupantes, principalement les N-nitrosamines, ainsi que des orientations élargies sur les matières premières, la récupération et le retraitement.

L’entrée en application est prévue pour le 1er septembre.

Source : EMA, RAPS

Nouvelles lignes directrices de l’EDQM

Nouvelles lignes directrices de l’EDQM

L’EDQM a publié des lignes directrices expliquant comment les titulaires d’un CEP ou les demandeurs potentiels peuvent solliciter des évaluations fondées sur la reconnaissance (« reliance-based ») ou accélérées (« fast-track »).

L’EDQM publie de nouvelles lignes directrices permettant aux titulaires ou futurs demandeurs de Certificat de conformité (CEP) d’accéder à deux procédures d’évaluation accélérée :

Voie fondée sur la reconnaissance (« reliance-based ») :

Cette voie est ouverte aux entreprises dont un ASMF ou DMF a déjà été évalué et accepté depuis 2012 par :

  • l’UE / Espace Economique Européen
  • la Suisse
  • le Royaume-Uni
  • l’Australie
  • le Canada

Conditions :

  • Le procédé de fabrication doit être identique à celui précédemment approuvé.
  • Le dossier CEP soumis doit être identique au dossier ASMF/DMF de référence, avec seulement des mises à jour mineures acceptables.

Voie accélérée (« fast‑track ») :

Elle vise à répondre aux pénuries de substances actives ou d’excipients. Les critères d’éligibilité sont les suivants :

  • Sur demande de l’EMA ou d’une autorité nationale pour contribuer à résoudre une pénurie.
  • Pour les substances actives identifiées par l’EMA comme étant en pénurie.
  • Pas d’accès pour des motifs purement commerciaux.
  • Possibilité d’accès pour des futurs titulaires de CEP si un bénéfice clair pour les patients ou un alignement avec la législation sur les médicaments critiques est démontré.

Délais d’évaluation :

Les deux voies (reconnaissance et accélérée) suivent les mêmes délais, plus courts que la procédure standard :

  • Évaluation initiale : 46 jours ouvrables
  • Réponse du demandeur : 30 jours calendaires
  • Finalisation EDQM : 23 jours ouvrables

À titre de comparaison, la procédure standard peut prendre jusqu’à 115 jours ouvrables pour l’évaluation initiale.

Source : EDQM

Renforcement du contrôle post-marché au Canada 

Dispositifs de classe C : moins de 2 mois avant la deuxième échéance IVDR !

La date limite du 26 mai 2026 approche pour les fabricants de dispositifs de diagnostic in vitro (DIV) auto-déclarés devenant classe C sous IVDR 2017/746, avec les obligations que cela implique.

La mise en application du Règlement (UE) 2017/746 sur les dispositifs de diagnostic in vitro (IVDR) implique des étapes clés pour les fabricants de dispositifs auto-déclarés sous l’ancienne directive IVDD. La deuxième échéance majeure concerne spécifiquement les dispositifs auto-déclarés devenant classe C sous EU IVDR.

OBLIGATIONS DES FABRICANTS

  1. Mettre en place un système de gestion de la qualité (QMS) conforme IVDR

Tous les fabricants doivent disposer d’un QMS répondant aux exigences de l’IVDR, incluant la gestion des risques, l’évaluation de la performance, la surveillance post-commercialisation et la documentation technique.

  1. Soumettre une demande auprès d’un Organisme Notifié

Les fabricants de dispositifs auto-déclarés de classe C doivent déposer leur demande avant le 26 mai 2026 pour obtenir la Confirmation Letter, condition indispensable pour rester sur le marché.

  1. Signer un accord écrit avec l’Organisme Notifié

Pour maintenir l’accès au marché jusqu’au 31 décembre 2028, un accord formel avec l’ON doit être signé au plus tard le 26 septembre 2026.

OBLIGATIONS DES AUTRES OPERATEURS ECONOMIQUES

Parallèlement, les autres opérateurs économiques jouent un rôle essentiel pour garantir la conformité des dispositifs sur le marché, en particulier dans le contexte des échéances IVDR 2026 pour les dispositifs de classe C. Les importateurs doivent s’assurer que les dispositifs proviennent de fabricants conformes et que la documentation requise, y compris la Confirmation Letter de l’organisme notifié attestant du dépôt de demande et de l’accord écrit, est disponible. Les distributeurs doivent vérifier la conformité des dispositifs qu’ils mettent à disposition et coopérer pleinement avec les autorités en matière de surveillance post-commercialisation, de vigilance et de rappel.

Conclusion

Le respect de ces échéances est crucial pour éviter toute interruption de commercialisation. Les fabricants sont donc fortement encouragés à anticiper leurs démarches dès maintenant pour sécuriser la conformité IVDR de leurs dispositifs de classe C.

Nouvelles lignes directrices de l’EDQM

EU Pharma Package

Le 6 mars 2026, le Conseil de l’Union européenne a publié les textes finaux de la réforme pharmaceutique, marquant l’une des évolutions réglementaires les plus importantes des 20 dernières années.

Cette réforme modernise le cadre réglementaire des médicaments pour répondre à l’innovation rapide, aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement et aux inégalités d’accès aux traitements à travers l’Europe.

L’“EU Pharma Package” est un ensemble de réformes législatives de l’Union européenne visant à moderniser le cadre réglementaire des médicaments. Ce package redéfinit la manière dont les médicaments innovants, génériques et orphelins sont autorisés, produits, distribués et suivis dans l’ensemble de l’UE.

Les objectifs sont multiples :

  • Adapter la réglementation aux nouveaux types de médicaments (biologiques, personnalisés, antimicrobiens).
  • Eviter les pénuries et sécuriser la disponibilité des médicaments dans tous les États membres.
  • Réduire les inégalités entre pays en matière de lancement et de disponibilité des médicaments.

Plusieurs évolutions réglementaires majeures et nouvelles mesures sont présentées :

  • Évolution du cadre d’exclusivité des données et du marché

Le nouveau dispositif prévoit une protection des données de 8 ans pour les médicaments innovants, suivie d’une protection de marché d’un an. Des extensions pouvant aller jusqu’à 12 mois sont possibles dans certains cas, notamment pour les antimicrobiens prioritaires via des vouchers transférables, ou lorsque le médicament répond à un besoin médical non satisfait ou contient une nouvelle substance active. L’objectif est de soutenir l’innovation tout en facilitant un accès plus rapide aux génériques et biosimilaires.

  • Renforcement de la disponibilité dans les États membres

Les titulaires d’autorisation de mise sur le marché (AMM) doivent garantir la mise à disposition de leurs médicaments dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Les délais de commercialisation après obtention de l’AMM sont réduits, afin de limiter les inégalités d’accès et d’éviter l’exclusion de certains pays lors des lancements.

  • Prévention des pénuries et obligations de continuité d’approvisionnement

Les titulaires d’AMM sont tenus d’assurer un approvisionnement continu dans chaque État membre. Un manquement prolongé sur une période de trois ans peut entraîner la perte des exclusivités réglementaires et commerciales. Par ailleurs, ils doivent mettre en place des plans de prévention des pénuries, notifier toute interruption temporaire ou définitive d’approvisionnement et respecter un préavis minimal de six mois pour toute interruption planifiée supérieure à deux ans. Une liste de médicaments critiques sera établie par la Commission européenne, accompagnée de recommandations visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

  • Facilitation du développement des génériques et biosimilaires

L’exception dite « Bolar » est clarifiée et étendue, permettant aux entreprises d’anticiper les activités de développement, incluant la préparation des dossiers, la conduite des essais et les démarches de fixation des prix, avant l’expiration des brevets. Cette mesure vise à accélérer l’arrivée des alternatives sur le marché et à renforcer la concurrence.

  • Accélération de la digitalisation et amélioration de la transparence

De nouvelles obligations introduisent l’utilisation de QR codes multilingues sur les conditionnements des médicaments et préparent la généralisation de l’information électronique sur les produits (ePI). Ces évolutions contribuent à un système réglementaire plus transparent, accessible et digitalisé.

  • Soutien à l’innovation et priorités de santé publique

Des incitations spécifiques sont mises en place pour encourager le développement d’antimicrobiens prioritaires, notamment via des vouchers transférables. En parallèle, les exigences en matière d’environnement et de gestion des risques sont renforcées.

  • Adaptation des procédures réglementaires et des modèles de fabrication
  • Les délais d’évaluation sont réduits à 180 jours pour les procédures centralisées et à 150 jours pour les produits présentant un intérêt majeur pour la santé publique, avec la possibilité pour la Commission européenne d’adopter une décision contraignante dans un délai de 46 jours.
  • La fabrication décentralisée est encouragée afin de rapprocher la production des patients, en particulier pour les médicaments personnalisés, à courte durée de vie ou complexes. Ces sites doivent rester sous la supervision d’un site central et se conformer aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).
  • Tous les dossiers d’AMM doivent inclure une évaluation des risques environnementaux (ERA), avec des exigences renforcées pour les antimicrobiens et les produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).
  • Renforcement des exigences relatives aux indications pédiatriques

Après l’achèvement du plan d’investigation pédiatrique (PIP), le médicament doit être mis sur le marché dans un délai de deux ans. Tout retrait nécessite un préavis de 12 mois, et la continuité d’accès doit être assurée, soit par transfert de l’AMM, soit en permettant à un tiers de se référer au dossier. Le titulaire peut opter pour une extension de certificat complémentaire de protection (CCP) de 6 mois ou pour une extension de la protection de marché d’un an.

  • Exploitation des données et recours à l’intelligence artificielle

L’Agence européenne des médicaments (EMA) pourra exploiter les données issues des essais cliniques ainsi que des sources complémentaires, incluant les données en vie réelle et les modèles d’intelligence artificielle. Ces données viendront appuyer les évaluations et les décisions réglementaires.

Le cadre s’appliquera après 24 mois de transition, avec une mise en œuvre complète attendue à l’horizon 2028. Les entreprises doivent se préparer dès maintenant, via des analyses de gap et l’adaptation de leurs stratégies réglementaires.

L’“EU Pharma Package” marque la réforme la plus ambitieuse du secteur pharmaceutique depuis 20 ans. Observer ne suffit plus : les acteurs doivent agir maintenant pour rester compétitifs et conformes.

Source : Consilium Europa