La FDA lance son outil d’Intelligence Artificielle nommé ELSA

La FDA lance son outil d’Intelligence Artificielle nommé ELSA

La FDA a décidé de lancer son outil d’Intelligence artificielle (IA) afin de faciliter ses processus d’évaluation.

La FDA a annoncé le déploiement d’ Elsa, un outil d’intelligence artificielle générative destiné à améliorer l’efficience opérationnelle de l’agence, y compris dans les évaluations scientifiques.

Le déploiement d’Elsa aujourd’hui est en avance sur le calendrier et en deçà du budget prévu, grâce à la collaboration de nos experts internes dans tous les centres“, s’est félicité le commissaire de la FDA, Marty Makary, dans une vidéo publiée sur le site de l’agence.

Elsa est “conçue pour faciliter la lecture, l’écriture et la synthèse” et “peut synthétiser les événements indésirables afin de faciliter les évaluations des profils de sécurité, accélérer les comparaisons de notices et générer du code pour développer des bases de données pour des applications non cliniques“, a mis en avant l’agence.

L’IA est déjà utilisée pour “accélérer les revues de protocoles cliniques, réduire les délais d’évaluation scientifique et identifier les cibles d’inspection prioritaires“.

La FDA n’a pas indiqué sur quelles technologies repose Elsa mais a affirmé que l’IA générative avait été élaborée dans “un environnement Govcloud hautement sécurisé” et ne s’entraînait pas sur la base des données transmises par les secteurs qu’elle régule et que les données traitées restaient en interne.

La technologie sous-jacente est le large modèle de langage (LLM) Claude de la société américaine Anthropic (dont Amazon et Google sont actionnaires). L’outil est développé pour la FDA par la société de conseil Deloitte.

Source : FDA

Quelques nominations récentes dans la pharma

Quelques nominations récentes dans la pharma

Quelques nominations vous permettant d’actualiser votre réseau.

Frédéric ROBERT / EUROAPI

EUROAPI, un leader européen de la production de principes actifs pharmaceutiques (API) et les services de contract development and manufacturing organization (CDMO), annonce la nomination de Frédéric ROBERT (ex APTAR, FAREVA) au poste nouvellement créé de Directeur commercial en charge des activités API Solutions et CDMO.

GOUVERNANCE LYS THERAPEUTICS

Lys Therapeutics, société de biotechnologie française pionnière d’une approche innovante ciblant la barrière hémato-encéphalique pour traiter les maladies neurodégénératives et neurovasculaires, annonce la nomination de deux personnalités de haut niveau à son Conseil d’administration : Anat Naschitz (ex APAX, Mc Kinsey) et le Dr Shibeshih Mitiku Belachew (ex BIOGEN, ROCHE).

Jens HASSKARI / PRIOTHERA

Priothera Ltd., une société biopharmaceutique en phase clinique avancée, qui développe Mocravimod, thérapie adjuvante et d’entretien pour les cancers hématologiques, annonce la nomination du Dr Jens Hasskarl (ex TIGEN Pharma, CELGENE, NOVARTIS) au poste de Directeur Médical.

Laurent CLAISSE / CLEAN BIOLOGICS

Le groupe international Clean Biologics, un sous-traitant de l’industrie biopharmaceutique, annonce aujourd’hui la nomination de Laurent CLAISSE (ex SARTORIUS, PALL, DANAHER) au poste de PDG.

ADMINISTRATION DU LEEM

Le Conseil d’administration du LEEM a coopté trois nouveaux administrateurs : Dominique Bery, Directrice générale d’Ipsen France, Ghislaine Leleu, Présidente et Directrice générale d’Astellas Pharma France et Pedro Fogollin, Directeur général de Boehringer Ingelheim Santé Humaine France.

Sources : Communiqués de Presse

Les acquisitions et partenariats de la quinzaine, en Pharma

Les acquisitions et partenariats de la quinzaine, en Pharma

3 big pharma, SANOFI, LILLY et BMS annoncent les acquisitions et partenariats.

SANOFI (France) / BLUE PRINT (USA)

Sanofi et Blueprint Medicines Corporation (Blueprint), une société biopharmaceutique basée aux États-Unis, spécialisée dans la mastocytose systémique, une maladie immunologique rare et d’autres maladies induites par le KIT, ont conclu un accord par lequel Sanofi acquerra Blueprint pour environ 9,1 Md$.

L’acquisition comprend une activité médicale spécialisée dans les maladies immunologiques rares, Ayvakit/Ayvakyt (avapritinib), approuvée aux États-Unis et dans l’Union Européenne. C’est le seul médicament approuvé pour la mastocytose systémique avancée et indolente (ASM et ISM), une maladie immunologique rare, caractérisée par l’accumulation et l’activation de mastocytes aberrants dans la moelle osseuse, la peau, le tractus gastro-intestinal et autres organes.

LILLY (USA) / SITE ONE (USA)

Eli Lilly and Company et SiteOne Therapeutics , une société de biotechnologie privée développant des inhibiteurs à petites molécules des canaux sodiques pour traiter la douleur et d’autres troubles d’hyperexcitabilité neuronale, ont annoncé un accord définitif pour que Lilly acquière SiteOne. Selon les termes de l’accord, Lilly acquerra SiteOne et les actionnaires de SiteOne pourraient recevoir jusqu’à 1,0 milliard de dollars en espèces, comprenant un paiement initial et des paiements ultérieurs lors de la réalisation de certaines étapes réglementaires et commerciales.

BMS (USA) / BioNTech (Allemagne)

Le laboratoire américain Bristol Myers Squibb (BMS) et la biotech allemande BioNTech ont conclu un partenariat pouvant aller jusqu’à 11,1 milliards de dollars pour développer ensemble un nouveau traitement contre le cancer. Il s’agit d’un anticorps expérimental BNT327 déjà en cours de développement qui est dit « bi spécifique », car il a deux cibles (deux mutations) pour mieux combattre les cellules malades. Les anticorps bispécifiques, une forme prometteuse de traitement contre les cancers, visent deux cibles différentes, sur les cellules tumorales et les cellules immunitaires. Plus de 1000 patients ont été traités avec BNT327 dans des essais cliniques jusqu’ici, et plus de 20 essais cliniques sont en cours ou prévus.

Sources : Communiqués d’entreprises

État de la bioproduction de médicaments en France

État de la bioproduction de médicaments en France

Comment se porte la filière de bioproduction en France ? Lors de la 2ème édition de la Journée Nationale de Bioproduction de Biomédicaments, France BioLead, le représentant de la Filière, a indiqué les pistes pour la développer.

Pour dresser un état des lieux sur son développement, son attractivité et ses chantiers en cours, France BioLead dévoile l’Observatoire 2025 de la Filière de bioproduction de biomédicaments.

En 2025, la Filière de bioproduction produit 47 biomédicaments dont la substance active est produite en France. Ils sont répartis en :

•    23 biomédicaments dérivés du sang et 12 vaccins.

•    8 anticorps : 6 en immunologie, 1 en oncologie et 1 en métabolisme. 

•    4 biomédicaments issus du microbiote intestinal.

Ce découpage révèle un savoir-faire français solide pour les vaccins et les dérivés du sang. Cependant, il est important pour les acteurs de la bioproduction en France de produire davantage d’anticorps et de médicaments de nouvelle génération.

Depuis 2021, les acteurs de la Filière ont donc massivement investi (6,3 Mds€) pour augmenter les capacités de bioproduction. Ces investissements sont majoritairement portés par les grands groupes pharmaceutiques : Novo Nordisk (2,2 Mds€), Sanofi (1,7 Mds€) et LFB (800 M€). 

La Filière recense en 2025, 76 000 emplois. 3 200 recrutements en production de biomédicaments sont prévus à court terme. Les 3 métiers les plus recherchés pour soutenir les efforts de bioproduction et l’innovation technologique sont technicien en bioproduction, pharmacien responsable et ingénieur en bioprocédés. France BioLead a identifié près de 150M€ en levées de fonds effectuées par 10 startups de la Filière en 2024.

Le top 10 des déposants de brevets dans le domaine de la bioproduction et des biomédicaments au niveau européen comprend 4 acteurs français, principalement des acteurs académiques : INSERM, CNRS, Université Paris Cité puis Sanofi.

Des obstacles restent encore à surmonter :

  • Faire évoluer la réglementation ;
  • Adapter l’offre de formation pour répondre aux besoins en compétences en constante évolution des industriels ;
  • Attirer les jeunes vers la Filière.

Sources : Gazette Labo et France Biolead

Comment faciliter l’entrée des médicaments dans les cellules ?

Comment faciliter l’entrée des médicaments dans les cellules ?

Une protéine naturelle pourrait révolutionner les traitements contre le cancer en facilitant l’absorption des médicaments par les cellules. Des chercheurs ont découvert comment exploiter cette voie pour augmenter l’efficacité des thérapies jusqu’à 23 fois.

Les PROTACs (proteolysis-targeting chimeras), une classe prometteuse de médicaments contre le cancer, rencontrent souvent des difficultés à pénétrer les cellules en raison de leur taille importante. Une équipe de scientifiques a identifié la protéine CD36 comme un moyen naturel de transporter ces molécules volumineuses à l’intérieur des cellules. Cette approche a permis d’augmenter significativement l’efficacité des traitements dans des études précliniques.

La méthode, baptisée chimie médicinale endocytique chimique (CEMC), utilise le processus naturel d’endocytose pour faciliter l’entrée des médicaments dans les cellules. Cette découverte pourrait sauver de nombreux médicaments précédemment jugés trop gros pour être efficaces. Les chercheurs ont constaté que les PROTACs modifiés non seulement pénétraient mieux les cellules, mais aussi montraient une puissance accrue contre les tumeurs. Les PROTACs représentent une avancée majeure par rapport aux thérapies traditionnelles, car ils dégradent complètement les protéines cibles au lieu de simplement bloquer leur activité. Cette caractéristique réduit les risques de résistance aux médicaments, un problème courant dans les traitements du cancer. 

Parmi les essais cliniques actuellement en cours sur les PROTACs, Arvinas et Pfizer ont annoncé récemment des résultats préliminaires positifs de l’essai clinique de phase 3 VERITAC-2 évaluant le vepdegestrant en monothérapie par rapport au fulvestrant chez des adultes atteints d’un cancer du sein avancé ou métastatique avec récepteurs d’œstrogènes positifs et récepteurs 2 du facteur de croissance épidermique humain négatifs (ER+/HER2-) et dont la maladie a progressé après un traitement antérieur par des inhibiteurs de la kinase cycline-dépendante (CDK) 4/6 et une thérapie endocrinienne. Il s’agit des premières données pivotales pour le vepdegestrant, un dégradeur d’ER oral PROteolysis TArgeting Chimera (PROTAC). 

Les PROTACs représentent une nouvelle génération de thérapies ciblées qui dégradent spécifiquement les protéines impliquées dans le développement du cancer. Contrairement aux inhibiteurs traditionnels, ils éliminent complètement la protéine cible. Cette action complète réduit les chances que la cellule cancéreuse développe une résistance au traitement, un problème majeur avec les thérapies actuelles. Les PROTACs ciblent également des fonctions multiples des protéines, offrant une approche plus globale.

Source : Techno-Science, Global News wire