Développer des médicaments innovants avec GOOGLE.

Développer des médicaments innovants avec GOOGLE.

SERVIER et GOOGLE Cloud annoncent une collaboration stratégique qui marque une nouvelle étape dans la transformation digitale initiée par le laboratoire. La data et l’intelligence artificielle ouvrent de formidables perspectives pour la découverte de nouveaux médicaments.

Cet accord, centré sur l’usage de la data et de l’intelligence artificielle (IA), vise notamment à accroître les capacités d’innovation thérapeutique du Groupe au bénéfice des patients et dans le respect du cadre réglementaire applicable.

Dans le cadre de ce partenariat, Google Cloud accompagne Servier dans sa migration dans le cloud, et mettra à disposition un ensemble d’outils innovants permettant de disposer d’une puissance de calcul augmentée et d’accélérer l’analyse et la compréhension des données grâce à l’intelligence artificielle.

Les technologies Google Cloud bénéficieront à tous les domaines de l’entreprise, de la production à la recherche en passant par la distribution.

R&D : Dans le domaine de la R&D, par exemple, les solutions cloud de Google faciliteront le travail des chercheurs de Servier qui utilisent des algorithmes de plus en plus sophistiqués, pour accélérer la découverte et la mise à disposition de nouvelles solutions thérapeutiques. Ces algorithmes, entraînés sur de vastes quantités de données anonymisées, génèrent des modèles facilitant l’identification de molécules d’intérêt et de cibles thérapeutiques pour une meilleure probabilité de succès lors des phases cliniques.

Production et distribution : Les technologies Google Cloud aideront également Servier à optimiser sa chaîne de production et de distribution de médicaments, renforçant ainsi la continuité d’approvisionnement des traitements pour éviter les ruptures de stock qui constituent un problème de santé publique qui préoccupe patients et professionnels de santé.

En collaborant avec Google Cloud, c’est l’accélération du développement de nouveaux médicaments grâce à lintelligence artificielle, ou encore lanalyse avancée des données en vie réelle pour apporter de nouvelles preuves scientifiques defficacité et de tolérance des traitements.

Source : SERVIER

 

LILLY continue d’investir sur son site de Fegersheim en Alsace.

LILLY continue d’investir sur son site de Fegersheim en Alsace.

LILLY annonce 23,6 millions d’euros d’investissements à Fegersheim (Alsace), son troisième plus gros site dans le monde. Au total, il aura investi 550 millions en dix ans dans cette usine.

LILLY a annoncé un investissement de 23,6 M€ et il avait déjà indiqué en début d’année qu’il injecterait 91 millions d’euros dans son site alsacien qui emploie plus de 1200 personnes et dont 95% de la production est exportée.

«Fegersheim est au cœur de notre stratégie industrielle, déclare David Ricks, PDG de Lilly, qui compte cinq de ses sept usines en Europe. Après avoir modernisé nos lignes de production, nous avons choisi de fabriquer sur ce site de nouveaux médicaments de notre portefeuille, parmi les plus prometteurs.»

Lilly fabriquera désormais à Fegersheim son anti-diabétique Trulicity (diabète de type 2, le plus répandu), le blockbuster du laboratoire (6,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires l’an passé, +28%), qui génère près d’un quart de ses ventes annuelles…

L’investissement servira à créer une nouvelle ligne et les nouveaux équipements prendront place sur des surfaces de production déjà existantes. Pour l’heure, Lilly ne prévoit pas de recrutements supplémentaires liés à cet investissement.

L’Emgality (galcanézumab), médicament injectable dans le traitement de la migraine,  qui sera bientôt produit à Fegersheim, a notamment le vent en poupe. Le médicament, un anticorps monoclonal conditionné sous forme d’un stylo pré-rempli injectable, a réalisé 577 M$ de ventes en 2021, en progression de 59 % d’une année à l’autre.

Avec son expertise sur les injectables, Fegersheim pourrait aussi se positionner à l’avenir sur les prochains produits phares du groupe, à l’instar du Mounjaro (tirzépatide), le nouvel antidiabétique de Lilly. « Le site s’étend sur quarante hectares mais avec seulement dix hectares construits, donc nous pouvons encore nous agrandir », a souligné Marcel Lechanteur.

Sources : LILLY, La Gazette Labo et Le Figaro

LILLY continue d’investir sur son site de Fegersheim en Alsace.

Fermeture du site industriel ASTRA ZENECA à Reims

La direction du groupe AstraZeneca a annoncé vouloir fermer le site de Reims d’ici 2024.

C’est officiel, l’usine pharmaceutique AstraZeneca va cesser ses activités à Reims à l’horizon 2024.

Après une analyse approfondie et minutieuse de nos capacités industrielles, nous avons pris une décision difficile qui nous amène à présenter un projet de cession de nos activités opérationnelles de conditionnement et de distribution d’ici fin 2024 sur le site de Reims.

AstraZeneca indique désormais se « mobiliser pour la recherche dun repreneur adapté pour le site », ajoutant «engager en parallèle les discussions avec les représentants du personnel ». La cession devrait intéresser les groupes de façonnage.

L’usine rémoise, qui conditionne et distribue des médicaments, n’entre plus dans les plans et les projets d’AstraZeneca. La faute, selon le groupe, à la perte d’un brevet sur un antidiabétique essentiellement conditionné sur ce site. Les volumes d’activité auraient donc baissé à Reims.

De plus, notre portefeuille de médicaments continue d’évoluer en mettant davantage l’accent sur des produits de soins spécialisés à faible volume qui nécessitent de nouvelles technologies et des compétences très spécifiques. Ainsi, nous devons nous préparer dès maintenant pour répondre au mieux à l’évolutions des besoins des patients actuels et futurs”, ajoute le communiqué.

Source : ASTRA ZENECA

Dispositifs médicaux : entre réglementation et innovation

Dispositifs médicaux : entre réglementation et innovation

Cybersécurité, l’ANSM et le règlement 2017/745, un nouvel ON, les chiffres du DM en Europe, et aussi des voies de développement de DM innovants.

Après avoir lancé une consultation publique en 2019 sur un projet de recommandations pour la cybersécurité des dispositifs médicaux, l’ANSM publie maintenant la version finale. La rédaction de ce document a été réalisée dans le cadre du Comité Scientifique Spécialisé Temporaire intitulé « Cyber sécurité des logiciels dispositifs médicaux », créé par décision du Directeur général de l’ANSM. Ce document fournit des recommandations dont l’objectif est de proposer un ensemble de bonnes pratiques. Il ne s’agit pas d’un texte normatif. Il s’adresse principalement aux fabricants de DM comportant des logiciels et aux logiciels DM.

 Par ailleurs, l’ANSM a également mis à jour son FAQ concernant le règlement DM.

De nouvelles questions ont été ajoutées :

  • Autorités compétentes
  • Correspondant vigilance
  • Déclaration
  • Définition
  • FSCA
  • Nomenclature
  • Questions générales
  • Ainsi qu’au sein de la section Eudamed.

Concernant les organismes notifiés, un nouvel ON a été notifié selon le règlement 2017/745. Il s’agit du 33ème : POLSKIE CENTRUM BADAN I CERTYFIKACJI S.A.

De son côté, le LNE a annoncé une extension de son périmètre d’activité avec l’ajout de nouveaux modes de stérilisation. En effet, la liste des modes de stérilisation couverts par le code MDS 1005 « Dispositifs à l’état stérile » inclut désormais le peroxyde d’hydrogène (H2O2) et les agents stérilisants chimiques liquides. Les équipes de GMED peuvent ainsi, dorénavant, évaluer les demandes de certification relatives à des dispositifs médicaux utilisant ces modes de stérilisation.

Medtech Europe vient de publier son rapport 2022 qui présente les faits et chiffres annuels concernant le monde du dispositif médical et du dispositif médical de Diagnostic In Vitro en Europe. 

Enfin, des chercheurs européens projet MIRACLE souhaitent rendre l’arthroscopie plus objective en intégrant plusieurs technologies dans un même dispositif.

Le problème de l’arthroscopie est qu’elle est très subjective et donc pas toujours précise. «La pratique actuelle repose sur l’évaluation visuelle par le chirurgien de l’état des tissus situés à l’intérieur de l’articulation et dépend fortement de la vision à l’œil nu et de l’expérience personnelle», explique Gabriela Lorite, coordinatrice du projet MIRACLE financé par l’UE. Ce projet a pour ambition de redéfinir l’arthroscopie. «Nous voulons développer un dispositif médical innovant qui rendra l’arthroscopie plus objective», explique-t-elle. «Utilisé dans le cadre d’une arthroscopie, ce dispositif fournira aux chirurgiens orthopédistes des informations sur l’état du cartilage articulaire d’un patient, leur permettant ainsi de poser un diagnostic précis et factuel qui conduira à un plan de traitement plus efficace.» « Le projet MIRACLE représente un énorme pas en avant dans l’utilisation des dispositifs basés sur l’infrarouge moyen dans la pratique clinique de demain et comme outil de diagnostic efficace de l’osthéoarthrite», conclut Gabriela Lorite.

Source : ANSM, LinkedIn, GMED, Commission Européenne, CORDIS, MedTech Europe

Développer des médicaments innovants avec GOOGLE.

Petites molécules, ARNm et voie orale !

Un article de Biopharmadive montre que la recherche de certaines biotechs s’oriente vers le développement de petites molécules utilisant la technologie d’ARN messager et qui pourraient être administrées par voie orale et non plus par voie injectable.

Les médicaments perfusés ou injectables qui interfèrent avec l’ARN, les molécules messagères qui transforment les instructions génétiques en protéines, ont pris le devant de la scène ces dernières années, remportant des autorisations de mise sur le marché pour plusieurs maladies rares et aussi pour les vaccins anti COVID.

Des startups de biotechnologie tentent de trouver aujourd’hui un succès similaire en ciblant l’ARN avec des pilules par voie orale.

Aidés par de meilleures technologies de séquençage, des méthodes de criblage et une compréhension plus large de l’ARNm, les chercheurs peuvent plus facilement capturer
l’ARNm et concevoir des médicaments qui s’y attachent.

En cas de succès, ils pourraient aider à « déverrouiller » des maladies que les molécules ne peuvent actuellement pas atteindre, en proposant de nouvelles façons de traiter les troubles neurodégénératifs, le cancer et d’autres maladies.

Au moins huit startups aux USA développent de petites molécules qui ciblent l’ARN. De grandes sociétés pharmaceutiques telles que Sanofi, AstraZeneca, Amgen et Roche ont manifesté leur intérêt pour leurs recherches, promettant des centaines de millions de dollars dans une série de transactions.

Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans l’administration de ces types de thérapies à base d’ARN dans le corps, elles sont encore largement limitées aux cibles de maladies dans le foie, ce qui signifie qu’il existe de nombreuses maladies qu’elles ne peuvent pas encore traiter. La recherche a également noté leur propension à déclencher des réponses immunitaires et, dans certains cas, des difficultés à traverser la barrière hémato-encéphalique ou à pénétrer dans les cellules.

De petites molécules pourraient aider à résoudre ces problèmes. Elles sont en quantité mieux connues des fabricants de médicaments, plus faciles à administrer que les thérapies à base d’acide nucléique et, parce qu’elles sont prises par voie orale, sont plus pratiques pour les patients. Les petites molécules pourraient également mieux pénétrer les parois cellulaires et sont plus facilement absorbées par le corps. Elles sont également moins chères à fabriquer.

 Source : Biopharmadive