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NOVO NORDISK et la technologie de tissu pancréatique bioimprimé.

NOVO NORDISK et la technologie de tissu pancréatique bioimprimé.

Une nouvelle technologie par bioimpression pourrait remplacer des cellules du pancréas et permettrait le traitement du diabète de type 1. NOVO NORDISK investit dans cette voie.

Novo Nordisk a noué un accord original avec l’entreprise Aspect Biosystems. Cette biotech canadienne développe une technologie de bio-impression. La plateforme d’Aspect est capable de concevoir des tissus biologiques et d’imprimer, au moyen d’une technologie microfluidique, ce tissu, protégé du système immunitaire pour éviter tout rejet et alors prêt à être implanté dans le corps humain, par chirurgie.

Cette technologie prometteuse pourrait aller jusqu’à remplacer les cellules productrices d’insuline, dans le pancréas. Lors d’un diabète de type 1, ce sont ces cellules qui font défaut et obligent le patient à avoir recours à des injections quotidiennes d’insuline. Pour l’heure, la technologie est encore à développer. La biotech canadienne va recevoir un paiement initial de 75 millions de dollars et pourra prétendre à plus de 650 M$, en fonction de la réussite des produits issus de la collaboration.

Dans un communiqué, les deux partenaires précisent ainsi que ces produits seraient conçus de façon allogénique, avec un seul type de culture cellulaire pour faciliter une éventuelle production à plus grande échelle. « Novo Nordisk a construit des capacités robustes pour produire des cellules de remplacement fonctionnelles, à un haut degré de pureté et avec les plus hauts standards de qualité », souligne Jacob Sten Petersen, vice-président et directeur de la R&D thérapies cellulaires de Novo Nordisk.

Depuis quelques années, Novo s’est renforcé pour être capable de produire ce type de traitement. En 2018, le laboratoire avait, par exemple, racheté un site à Asterias, en Californie, spécialisé sur ce type de production, tout en renforçant sa propriété intellectuelle sur la production de cellules souches, aux normes de l’industrie pharmaceutique.

Avec ce nouvel accord, Novo Nordisk espère la mise au point de traitements du diabète de type I par cellules souches qui pourrait représenter d’importants vecteurs de croissance. Et un progrès considérable pour les patients atteints de cette forme de diabète, qui débute souvent à l’adolescence.

Source : Aspects Biosystems

NOVO NORDISK et la technologie de tissu pancréatique bioimprimé.

Vers des médicaments anticancéreux à base de cuivre ?

Des chercheurs de l’Institut Curie, du CNRS et de l’Inserm dévoilent une chaîne de réactions biochimiques jusque-là inconnue qui implique le cuivre et conduit à des modifications métaboliques et épigénétiques qui activent l’inflammation et la progression tumorale. 

Publiés dans la revue Nature le 26 avril 2023, ces résultats laissent entrevoir de nouvelles opportunités thérapeutiques dans le contrôle de l’inflammation et du cancer.

Une dérégulation du système immunitaire peut conduire à une inflammation incontrôlée qui entraîne des lésions et qui contribue à des processus pathologiques. C’est le cas du cancer où le rôle de l’inflammation est avéré dans la progression tumorale. 

Les chercheurs ont en effet réussi à identifier une voie de signalisation impliquant le cuivre et conduisant à l’expression des gènes de l’inflammation dans les macrophages, des cellules qui sont présentes dans tous les tissus et qui jouent un rôle majeur dans la réponse immunitaire innée. Ils ne se sont pas contentés de cette découverte : ils ont également conçu des molécules capables de se lier au cuivre, inspirées de la metformine. En les testant sur des modèles d’inflammation aigüe d’origine virale ou bacterienne, ils ont identifié qu’une molécule de synthèse dimère de la metformine, LCC-12 (aussi nommée Supformine), réduisait l’activation des macrophages et atténuait l’inflammation. 

Pour finir, ils ont appliqué cette stratégie thérapeutique sur des cellules cancéreuses engagées dans une transition épithélio-mésenchymateuse Là encore, la Supformine a mis un frein au mécanisme cellulaire et donc à la transformation des cellules. Ces résultats mettent ainsi en évidence le rôle du cuivre sur des cellules cancéreuses et leur capacité à adopter un caractère métastatique.

 Le Dr Raphaël Rodriguez conclut : « Notre étude révèle finalement que les processus inflammatoires et cancéreux dépendent de mécanismes moléculaires semblables et pourraient donc bénéficier dans le futur de thérapies innovantes similaires, telles que celle testée avec le Supformine »

Source : Voir la vidéo

Une « étoile » de plus dans le giron d’ASTELLAS.

Une « étoile » de plus dans le giron d’ASTELLAS.

ASTELLAS poursuit sa politique d’acquisition dans le domaine du vieillissement.

Le groupe pharmaceutique japonais Astellas vient de finaliser le rachat du laboratoire l’américain Iveric Bio, qui développe des traitements contre les maladies rétiniennes. 

L’un des traitements, l’avacincaptad pegol, s’attaque à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et bénéficie d’une procédure d’examen prioritaire par la FDA.

Le montant de la transaction devrait s’élever à 6 Md$. L’opération sera menée par la société Berry Merger Sub, l’une des filiales américaines du groupe japonais ; elle constitue l’exemple le plus récent de la stratégie d’acquisitions menée par le CEO Naoki Okamura, nommé le 1er avril dernier, qui occupait auparavant le poste de directeur stratégique. 

A son initiative, Astellas – qui s’est positionnée sur le marché des traitements liés au vieillissement – s’est emparée en 2019 pour 3 Md$ d’Audentes, un spécialiste de la thérapie génique mais aussi de la biopharm américaine Xyphos, qui développe des traitements en immuno-oncologie.

Source : Reuters

Lonza : leader de la sous-traitance pharmaceutique

Lonza : leader de la sous-traitance pharmaceutique

Derrière Novartis et Roche, Lonza a tissé une toile industrielle et technologique qui en fait un des leaders mondiaux de la sous-traitance pharmaceutique. 

Quasi inconnu du grand public, le sous-traitant pharmaceutique Lonza a fortement contribué à la diffusion rapide du vaccin Spikevax contre la Covid-19 de Moderna. Dès Mai 2020, Lonza a signé avec l’entreprise de biotechnologies américaine pour lui fournir son appui industriel. En huit mois, Lonza avait mis au point les lignes de production pour relayer le site de Norwood (USA) de Moderna. Depuis, six lignes ont été mises en service en Suisse et une autre a été ajoutée sur le le site de Geleen aux Pays-Bas. Sans ce dispositif, Moderna n’aurait jamais pu livrer en principes actifs les sous-traitants chargés de la production secondaire et n’aurait jamais pu sortir les 800 millions de dose de Spikevax dès 2021. 

La Suisse occupe aujourd’hui la première place de la production pharmaceutique européenne, devant l’Allemagne et la France et ce en partie grâce à des géants nationaux, tels que Novartis et Roche. 

Cependant, dans l’ombre, s’épanouit également Lonza, devenu l’un des plus grands leaders mondiaux de la sous-traitance pharmaceutique, en particulier pour les principes actifs de médicaments biotechnologiques. Le groupe, qui a fêté ses 125 ans l’an dernier, compte 17 500 employés, une trentaine de sites à travers le monde et un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros en 2022. 

Le groupe a débuté en 1897 en produisant de l’hydroélectricité. Durant les années 1920, le groupe s’est diversifié dans la chimie puis la pharmacie dans les années 1970. Au tournant des années 2000-2010, Lonza s’est recentré sur l’ensemble du spectre pharmaceutique et biopharmaceutique avec désormais quatre grandes divisions : les principes actifs de synthèse chimique, les principes actifs biologiques, les thérapies cellulaires et géniques et sa branche d’encapsulation de médicaments et d’ingrédients pharmaceutiques. 

En 2021, le groupe était impliqué dans près de 800 programmes de développement précliniques et cliniques, et près de 250 contrats de production commerciale. 

Lonza a aussi lancé l’an dernier un investissement de 500 millions d’euros pour construire une usine dédiée à des étapes de remplissage et de conditionnement sur son site de Stein, dans le canton d’Argovie. Un premier ancrage dans la production secondaire. 

Source : Usine Nouvelle 

Arthrose : encapsulation de cellules souches

Arthrose : encapsulation de cellules souches

Pour surmonter les obstacles rencontrés lors l’utilisation de cellules souches (migration, mort prématurée), une équipe Inserm propose de les encapsuler dans un microgel à base d’alginate.  

L’arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Si des traitements symptomatiques apportent un certain soulagement aux personnes concernées, il n’existe actuellement aucun moyen de préserver les tissus une fois le processus engagé. Toutefois, des chercheurs étudient depuis quelques années la possibilité d’utiliser des cellules souches pour protéger le cartilage. Ils s’intéressent en particulier aux cellules souches mésenchymateuses, qui peuvent facilement être isolées à partir de tissu adipeux. 

Injectées dans l’articulation malade, ces cellules souches ne prennent pas la place des cellules détruites par l’arthrose, mais elles produisent des facteurs de croissance qui favorisent la survie des cellules encore en place. Elles ont en outre un effet immunorégulateur, qui réduit l’inflammation.

Plusieurs études ont prouvé l’intérêt de cette approche thérapeutique chez l’animal et chez l’humain, avec un ralentissement de la destruction tissulaire et un soulagement de la douleur. Mais ces travaux soulignent aussi qu’il est encore nécessaire d’améliorer cette technique pour espérer en obtenir un bénéfice significatif et à long terme. L’utilisation des cellules souches se heurte en effet à deux obstacles majeurs : la majorité des cellules souches meurent rapidement après l’injection, et certaines migrent en dehors de l’articulation.

À l’université de Nantes, pour remédier à ce problème sans avoir à multiplier des injections douloureuses, risquées et onéreuses, le groupe de Catherine Le Visage, directrice de recherche Inserm, propose d’encapsuler les cellules souches dans un microgel. L’idée est de les confiner sur le site d’injection tout en préservant leurs atouts. 

Les chercheurs ont opté pour une substance appelée « alginate », un polymère extrait d’algues brunes déjà utilisé en médecine dans des pansements, et expérimenté pour encapsuler d’autres types de cellules, notamment pancréatiques, pour produire de l’insuline et lutter contre le diabète. Peu coûteux et biodégradable, il forme, en présence de calcium, un réseau gélifié et perméable qui ne présente pas de risque connu pour la santé. Les chercheurs l’ont utilisé pour obtenir des particules d’environ 200 μm qui contiennent chacune une vingtaine de cellules souches. Concrètement, une solution d’alginate qui contient des cellules souches est déposée dans des puits de forme et de taille prédéfinies, puis la solution est gélifiée par ajout de calcium. Une fois les cellules ainsi piégées dans le gel, les microparticules sont démoulées.

Des expériences conduites in vitro et in vivo chez l’animal ont montré que l’encapsulation n’entrave pas la survie des cellules, ni le relargage des facteurs à action thérapeutique qu’elles produisent. En outre, dans un modèle de lapin arthrosique, l’injection d’une dose unique de cellules souches mésenchymateuses encapsulées a réduit la perte de cartilage pendant au moins 12 semaines. Une première étape préclinique encourageante. « La poursuite des travaux, y compris avec d’autres modèles animaux, va nous permettre de savoir combien de temps le bénéfice persiste et si l’amélioration fonctionnelle est satisfaisante », conclut Catherine Le Visage.

Source : INSERM