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Allongement de la durée de conservation des médicaments 

publié le 3 Sep, 2026

Suite à l’appel à candidature lancée par l’ANSM, 14 laboratoires pharmaceutiques ont répondu à l’appel pour participer au projet sur l’augmentation de la durée de conservation des médicaments. 

Afin de réduire le gaspillage et l’impact environnemental liés aux médicaments, les autorités sanitaires françaises ont lancé un projet visant à étudier la possibilité d’allonger la durée de conservation de certains traitements. Menée en collaboration avec des laboratoires pharmaceutiques volontaires, cette initiative prévoit notamment de modifier les autorisations de mise sur le marché des médicaments concernés. 

En France, la majorité des médicaments disposent actuellement d’une durée de conservation comprise entre deux et trois ans, tandis que moins de 10 % peuvent être conservés jusqu’à cinq ans, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Or, ces durées relativement courtes conduisent à la destruction de milliers de boîtes qui pourraient, dans certains cas, rester efficaces et sûres plus longtemps. Une réévaluation scientifique de leur durée de conservation pourrait ainsi permettre de l’allonger tout en garantissant leur efficacité et la sécurité des patients. 

Une sélection de médicaments 

Quatorze laboratoires pharmaceutiques ont répondu à l’appel à candidatures lancé dans le cadre de ce projet, qui s’étendra sur cinq ans. Au total, 73 médicaments sont concernés, dont plusieurs traitements couramment utilisés à base de paracétamol, d’amoxicilline, de lévothyroxine, de mélatonine ou encore de lithium (voir liste via le lien)

Selon l’ANSM, 47 de ces 73 médicaments pourraient voir leur durée de conservation portée à quatre ans ou davantage. 
Cette mesure pourrait contribuer à limiter le gaspillage de médicaments, à améliorer leur disponibilité pour les patients et à réduire leur impact environnemental, notamment celui lié à leur production et à leur destruction. 

Le volume de médicaments non utilisés reste en effet considérable. Selon Cyclamed, l’organisme chargé de leur collecte, plus de 8 200 tonnes de médicaments non consommés ont été récupérées en 2025 afin d’être incinérées et valorisées. Ce gaspillage représente également un coût important pour les finances publiques : d’après des évaluations économiques, l’Assurance maladie supporterait chaque année environ 517 millions d’euros de dépenses liées aux médicaments non utilisés. 

 

SourceANSM  

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