L’IA générative, déjà une source d’économies pour la pharma? 

publié le 5 Mar, 2024

C’est ce que révèle un sondage réalisé par le cabinet de consulting Bain & Company auprès de 100 cadres dirigeants de l’industrie pharma.

Alors que le coût d’entraînement et de fonctionnement de l’IA generative (qui permet de générer de nouveaux contenus), est encore largement un frein à son adoption, une grande partie des laboratoires pharmaceutiques espèrent en tirer parti dès cette année pour réaliser des économies.

40% d’entre eux ont intégré dans leur budget 2024 des économies réalisées grâce à l’IA générative, et davantage dans les sociétés de taille moyenne (réalisant 1 à 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel), chez qui 44% des dirigeants comptent sur ces gains, que chez les Big Pharma (plus de 26 milliards de chiffre d’affaires), où ils ne sont que 38%. 

Plus de la moitié des dirigeants interrogés estiment qu’ils auront pu, d’ici la fin de l’année, réaliser plusieurs “preuves de concept” de l’IA générative, et même des produits minimums viables, les cas d’usage les plus courants se trouvant en informatique, dans la recherche préclinique, et dans la veille concurrentielle. 

La plupart ne partent pas de zéro : plus de la moitié des sociétés (56%) utilisent déjà des solutions automatisées pour analyser la littérature médicale et 46% pour la recherche de pathologies cibles. L’élaboration d’une IA générative opérationnelle peut se faire rapidement, a constaté Bain & Company, qui donne l’exemple d’un laboratoire qui a mis au point en six semaines un chatbot capable de répondre aux questions médicales de ses commerciaux sur certains produits. 

Un autre cas emblématique cité par le cabinet est le groupe américain Lilly, qui a annoncé avoir économisé 1,4 million d’heures de travail de ses collaborateurs en 2023 grâce à un partenariat de 250 millions de dollars noué avec XtalPi pour accélérer la découverte et de la conception de médicaments grâce à l’IA. En 2024, le laboratoire souhaite épargner 2,4 millions d’heures “d’activité humaine”. L’histoire ne dit pas à quoi elles seront alors dévolues.

Source : TIC PHARMA

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