L’EMA a finalisé la mise à jour des lignes directrices relatives aux informations requises pour la fabrication et le contrôle des substances actives utilisées dans les médicaments.
L’EMA avait publié la version précédente de ces lignes directrices en 2016. Elles remplaçaient deux guides très anciens : ‘Note for guidance on chemistry of new active substances’ (CPMP/QWP/130/96, Rev 1) (2004) et ‘Chemistry of active substances’ (3AQ5a)) (1987).
Le guide s’applique aux substances actives mises au point selon une approche «traditionnelle» ou «améliorée», telles que décrites dans les documents ICH Q8-11 et Q13 ou selon une combinaison de ces deux approches.
En 2022, l’agence a proposé de mettre à jour le texte à la suite de la découverte d’impuretés de type N-nitrosamine bien que les lignes directrices initiales couvraient déjà l’évaluation et le contrôle des impuretés mutagènes et potentiellement mutagènes.
La version finale des lignes directrices est globalement identique au projet soumis à consultation en 2024. Les modifications comprennent l’ajout d’un nouveau paragraphe d’introduction à une section consacrée aux impuretés. Dans ce nouveau paragraphe, l’EMA explique que les demandeurs doivent indiquer la dose quotidienne maximale, la voie d’administration et la durée du traitement envisagées pour la stratégie de contrôle et les spécifications de la substance active.
L’EMA a également révisé une sous-section consacrée au retraitement. Dans la version finale de la ligne directrice, l’EMA précise que tout retraitement doit être effectué conformément à l’ICH Q7 ou l’EU GMP Part II. « Si le retraitement est utilisé pour la majorité des lots, il doit être intégré au processus de fabrication standard », écrit l’EMA. « Les cas où un retraitement occasionnel est effectué doivent être clairement décrits dans le dossier et justifiés. Toute donnée à l’appui de cette justification doit être référencée ou présentée. »
Concernant la récupération de solvants, de réactifs, de produits intermédiaires ou de la substance active, celle-ci est considérée comme acceptable conformément à l’ICH Q7 ou à l’EU GMP Part II. Elle doit être clairement indiquée dans le schéma réactionnel, la description du procédé et/ou le diagramme de flux, là où les matières récupérées sont introduites dans le procédé.
Dans l’ensemble, la version finale de la ligne directrice fournit à l’industrie davantage de recommandations sur les groupes d’impuretés préoccupantes, principalement les N-nitrosamines, ainsi que des orientations élargies sur les matières premières, la récupération et le retraitement.
L’entrée en application est prévue pour le 1er septembre.
Source : EMA, RAPS

