Quinze industriels, dont Sanofi, Ipsen et Pierre Fabre, quittent le LEEM, estimant qu’il ne représente plus suffisamment bien leurs intérêts. Nous aurons deux syndicats d’industriels pharmaceutiques.
Le 8 janvier dernier, Sanofi mais aussi les laboratoires Ipsen, Pierre Fabre, Théa, LFB et Guerbet ont fait le choix de quitter l’organisation, jugeant que leurs intérêts n’y étaient plus représentés à la hauteur de leurs attentes. Il faut ajouter Servier, déjà démissionnaire du LEEM depuis 2011. Mais c’est également celui des PME et ETI du secteur de la santé adhérentes à l’Association des Moyens Laboratoires et Industries de Santé (AMLIS), qui comprend notamment des entreprises emblématiques de la production française de médicaments, comme X.O, CDM Lavoisier, Mayoly, Serb, Horus Pharma ou encore Ethypharm. Enfin, d’autres groupes hexagonaux ont également pris la décision de partir, comme Opella, Biocodex et UPSA. La « saignée » est conséquente pour le CA du LEEM, puisque c’est près du tiers de ses quarante membres qui renoncent à leur siège.
Cette fronde patronale serait la conséquence de la politique fiscale et de la régulation du prix du médicament notifiée par les pouvoirs publics, qui est jugée à terme létale pour la filière par les frondeurs ; ils estiment que le Leem a manqué dernièrement de fermeté dans ses discussions avec le gouvernement.
Le nouveau syndicat professionnel, qui n’a pas encore de nom ni de statut, engagera « un dialogue constructif avec les autorités françaises et européennes » pour faire valoir « l’innovation et la souveraineté sanitaire françaises », soulignent les sept entreprises dissidentes qui tirent une part conséquente de leurs revenus de l’international.
Les laboratoires pharmaceutiques iront donc désormais en ordre dispersé pour négocier séparément avec les pouvoirs publics. « Certainement, les modalités de discussion seront plus complexes, pour nous comme pour les pouvoirs publics, résume l’un des frondeurs. Mais les enjeux seront plus clairs et les mesures plus lisibles, car il n’est plus possible, aujourd’hui, de conduire une politique générale du médicament, sans distinction entre la nature des produits ciblés. Tout le monde a intérêt à la transparence des décisions et de leurs effets concrets en matière de souveraineté sanitaire et d’accès aux médicaments essentiels pour les patients. »
Sources : Articles de Presse : Le Monde, Actu Labo, Pharmaceutiques,BFM TV.


