Un traitement expérimental cible une enzyme clé impliquée dans la progression de certaines tumeurs, ouvrant la voie à des thérapies plus efficaces et mieux tolérées.
Une équipe de scientifiques de l’UCLouvain (Belgique), en collaboration avec l’Université de Lille, vient de franchir une étape importante dans la recherche contre le cancer en développant un nouveau composé révolutionnaire : le LIBX-A401.
L’enzyme ACSL4 joue un rôle central dans ce mécanisme et représente une cible thérapeutique prometteuse. Jusqu’à présent, la seule molécule connue pour l’inhiber efficacement était la rosiglitazone, un médicament antidiabétique, mais ses effets secondaires limitaient son usage en cancérologie.
Pour contourner cet obstacle, les scientifiques de l’UCLouvain ont développé le LIBX-A401, un inhibiteur innovant, dérivé de la rosiglitazone qui bloque ACSL4 tout en éliminant les effets antidiabétiques responsables des effets indésirables de la molécule initiale. Pour comprendre comment cette nouvelle molécule agit, l’équipe a eu recours à des techniques de pointe, combinant des analyses de spectrométrie de masse et des simulations informatiques basées sur l’intelligence artificielle. Ces outils ont permis d’identifier précisément le mode d’action du LIBX-A401, un atout majeur pour concevoir de futurs traitements.
Les tests en laboratoire effectués par l’UCLouvain montrent que le LIBX-A401 protège efficacement les cellules contre un type spécifique de mort cellulaire impliqué dans le cancer et certaines maladies neurodégénératives comme Parkinson. Ces résultats positionnent ce composé comme un outil précieux pour mieux comprendre l’enzyme ACSL4 et développer de nouvelles thérapies anticancéreuses.
Cette avancée majeure, qui pourrait révolutionner les approches thérapeutiques actuelles, a été publiée dans la prestigieuse revue Angewandte Chemie.
Sources : Gazette Labo et Communiqué de presse UC Louvain