La start up française Ervimmune lève 17 M € pour son candidat vaccin anticancéreux. L’occasion de rappeler l’état de développement des types de vaccins contre le cancer.
La société ErVimmune a annoncé en janvier 2026 un premier closing de Série A à hauteur de 17 millions d’euros. Cette opération, menée par les fonds Seventure Partners (France) et Sprim (Singapour), vise à financer le développement préclinique et l’entrée en phase clinique de son candidat principal, ErVac01, un vaccin thérapeutique ciblant le cancer du sein.
Ce financement met en lumière les progrès accélérés dans le domaine des vaccins anticancéreux, un secteur qui a connu un regain d’intérêt grâce aux avancées technologiques issues de la pandémie de COVID-19, notamment les plateformes à ARNm. Voici un point sur les développements récents et les perspectives, basé sur les avancées observées en 2025-2026 :
Vaccins à ARNm personnalisés. Ils ont Inspirés des vaccins contre le COVID-19. Ces thérapies visent à stimuler une réponse immunitaire spécifique aux mutations tumorales d’un patient. Moderna et Merck (MSD) ont rapporté des résultats prometteurs avec leur vaccin mRNA-4157 (ou intismeran autogene) combiné à l’immunothérapie Keytruda pour le mélanome.
Vaccins à base de cellules dendritiques (DC) : Ces vaccins, considérés comme une avancée récente, utilisent des cellules dendritiques pour présenter des antigènes tumoraux au système immunitaire.
Autres plateformes : Des vaccins hybrides bactériens-tumoraux ou à base de peptides (comme Tedopi® d’OSE Immunotherapeutics, en phase III pour le cancer du poumon) ciblent des antigènes spécifiques pour prévenir les rechutes post-chirurgicales. En France, l’Institut Curie a lancé la start-up Cereus Biosciences en 2024 pour développer des vaccins anticancer basés sur des innovations similaires.
Malgré les promesses, ces vaccins font face à l’hétérogénéité des tumeurs, aux mécanismes d’évasion immunitaire et à la nécessité de combinaisons avec d’autres thérapies (comme les inhibiteurs de checkpoints). Les approches personnalisées requièrent un séquençage tumoral avancé et une meilleure compréhension du microenvironnement tumoral.
Sources : ErVimmune et Communiqués de presse

