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Image non disponibleLe point sur les vaccins en cours anti-COVID 19
Date de publication: 20 April 2020

4 stratégies peuvent être utilisées pour mettre au point un vaccin contre le coronavirus :
  • virus inactivé
  • Protéines virales
  • Vaccins à ARNm ou à ADN.
  • Vaccins à vecteurs viraux

1) Vaccin à partir de virus inactivé

Le virus, isolé, est inactivé au moyen d’un traitement chimique qui lui fait perdre toute agressivité. Le virus est ensuite injecté dans l’organisme pour faire réagir le système de défense immunitaire et produire des anticorps capables de reconnaître le coronavirus. Des adjuvants sont par ailleurs souvent utilisés pour stimuler la réponse immunitaire face au virus inactivé.

Les acteurs
SINOPHARM (Chine) qui a annoncé, mi-avril, avoir reçu les autorisations pour démarrer des essais cliniques de phase II chez l’homme, en Chine.
IN -CELL-ART (France):

Les pour et contre : La technique de fabrication est déjà connue et maîtrisée, la production à grande échelle pourrait être assurée partout dans le monde. « Ce type de vaccins entraîne généralement une forte réponse immunitaire », souligne Bruno Pitard, directeur de recherche CRCINA, Inserm1232/CNRS ERL 6001 et co-fondateur d'In-Cell-Art. Cette technique serait ainsi plus efficace pour les personnes âgées, dont le système immunitaire est moins réactif.  Des questions se posent cependant sur la sécurité du vaccin avec un virus inactivé qui peut parfois se réactiver. Autres points négatifs, du côté de la production et de l’approvisionnement « La production prend beaucoup de temps, de six mois à un an et ces vaccins doivent être transportés à basse température avec une chaîne du froid à respecter », détaille Bruno Pitard.

2) Vaccin à partir des protéines virales

Le coronavirus possède à sa surface des pointes (désignées en anglais sous le terme de Spikes) qui vont l’aider à entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces pointes sont des protéines virales qui ont été désormais isolées en laboratoire. Elles peuvent être fabriquées et injectées pour faire réagir les anticorps à ces molécules étrangères. Le système immunitaire sera alors capable de se défendre, s’il rentre à nouveau en contact avec ces protéines virales. Ce type de vaccin est déjà connu et étudié puisqu’il a par exemple déjà été utilisé contre l’hépatite B ou contre le papillomavirus. La production est maîtrisée, elle peut se faire à grande échelle et plus rapidement que pour un vaccin traditionnel. Dans les inconvénients recensés, les protéines peuvent ne pas engendrer une réaction suffisante du système immunitaire et un adjuvant est alors nécessaire pour augmenter l’efficacité.

Les acteurs
Novavax ou encore Clover pharmaceuticals ont été les premiers à se positionner. Mais plus récemment, ce Sanofi et GSK qui ont opté pour cette stratégie (voir news de l’accord par ailleurs).

3) Le vaccin à ADN et à ARNm

Le principe du vaccin à ADN ou à ARNm est de transformer les cellules de l’organisme en usine à vaccins. Concrètement, un fragment d’ADN qui code pour des protéines virales est amené à l’intérieur de la cellule. Une fois pris en charge, ce fragment va être transcrit sous forme d’ARNm qui est utilisé comme plan d’assemblage pour produire des protéines, relâchées ensuite dans l’organisme. Le système immunitaire va réagir à ces antigènes et produire des anticorps qui seront par la suite capables de reconnaître les protéines du coronavirus. Dans le cas du vaccin à ARNm, ce n’est pas un ADN mais directement un ARNm qui est acheminé jusqu’à la cellule.

Le vaccin à ARNm ou à ADN est encore en phase d'étude et n’a pas encore montré son efficacité chez l’homme.

Les acteurs
De nombreuses biotechs se sont lancées sur cette technologie, par exemple MODERNA THERAPEUTICS, CUREVAC, ou encore BIOnTECH
4) Les vaccins à vecteurs viraux

Le vaccin à vecteur viral fonctionne selon le même mécanisme d’action que les vaccins à ARNm et les vaccins à ADN. La séquence codant les protéines virales est cependant acheminée à la cellule au moyen d’un vecteur viral, c’est-à-dire un virus modifié et conçu pour transporter la séquence. Ce mode d’action est également utilisé dans les thérapies géniques.

Le recours à cette technologie nécessite cependant de produire suffisamment de vecteurs pour pouvoir adresser le fragment à l’intérieur de la cellule.

Les acteurs

Le leader en la matière est J &J qui a annoncé développer un vaccin en s’appuyant sur cette technologie. J&J souhaite capitaliser sur ce principe du vecteur viral qu’il a utilisé pour un vaccin contre le virus Ebola et d'autres développements en cours sur le VIH ou Zika.

Source: Industrie Pharma

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