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Image non disponibleQue pensons-nous de l'automédication ?
Date de publication: 09 July 2019

Interrogés sur leur définition de l’automédication, les Français ont une compréhension très large de cette pratique, englobant notamment la médecine alternative, les dispositifs médicaux et les vitamines. Cette lecture plus large, ne se limite donc pas aux médicaments de prescription médicale facultative.

Autre enseignement de cette étude : pour 69% des français, prendre des médicaments issus d'une ancienne prescription relève de l'automédication. Il s’agit pour l’Afipa d’un point de vigilance majeur. La promotion du bon usage doit faire l’objet d’une politique active de prévention de la part toutes les parties prenantes : autorités, professionnels de santé, associations de patients et industriels.

Pour autant ils pensent que l'automédication est réservée à certaines maladies : les maux de tête (46%), l’état grippal (51%) et les maux de gorge (41%) sont les pathologies les plus courantes en automédication.

La facilité d’accès pour 78% des sondés et de traitement pour 58% ainsi que l’efficacité des produits 57% sont les raisons principales du recours à l’automédication.

D’ailleurs 51% des Français estiment que l’automédication leur permet de gagner du temps et 43% considèrent que cela est utile pour réduire les dépenses publiques de santé.

85% des femmes et 75% des hommes interrogés par Harris interactive ont acheté des produits d’automédication. Cette pratique, stable depuis plusieurs années, se caractérise par une forte saisonnalité : 79% en hiver, 40% au printemps et 49% l’été.

46% l’utilisent pour un problème de santé bénin, 44% pour des situations connues, principalement au début des symptômes (43%) ou quelques jours après (39%).

En guise de prise d'information, es français s'appuient sur leur entourage (63%) et les sites spécialisés santé (43%). Les Français sont spécifiquement intéressés par des informations sur les effets indésirables (61%) et les interactions possibles (52%). Ces résultats confirment la pertinence d’une campagne publique de sensibilisation sur l’automédication.

Par ce sondage. 59% des Français font confiance aux conseils de leur pharmacien pour choisir le médicament qui convient le mieux à leur situation et ils sont moins de 10% à ne jamais interroger leur pharmacien. D’ailleurs, la grande majorité des sondés attribuent une note de près de 8/10 au conseil officinal. Ce conseil est avant tout attendu pour conforter un choix (58%) et pour pallier un manque connaissance médicale (45%).

Si aujourd’hui les Français dépensent en moyenne 35€ par an, un tiers d’entre eux seraient prêts à dépenser 10 à 19€ par mois.
Concernant les perspectives : une éducation renforcée autour des problématiques de santé (41%), la mise en place d’un site officiel sur les produits d’automédication (39%) ou de fiches conseil sur les pathologies (32%). Signe de ce manque d’information, aucun consensus ne se dégage concernant l’offre d’automédication : 16% estiment que trop de maux sont couverts tandis que 13% considèrent que l’automédication ne couvre pas assez de maux.

Seulement 49% des Français estiment que le digital doit avoir sa place dans l’automédication et 49% des Français ne souhaitent pas que l’intelligence artificielle influence leur suivi médical. Face à la digitalisation de notre environnement, les professionnels de santé demeurent la référence : le rôle des pharmaciens (pour 91% des Français), des médecins (pour 88%) et des infirmiers (pour 81 à 85%) sera identique voire plus important dans la pratique de l’automédication. La pharmacie reste d’ailleurs le lieu de référence : 56% pour la sécurité, 47% pour la qualité des produits proposés et 50% car le conseil du pharmacien est indispensable.

Les résultats de cette étude viennent conforter le constat fait lors des Universités de l’automédication. L’ensemble des parties prenantes s’était en effet accordé sur l’intérêt de l’automédication pour le système de santé, le rôle clef du pharmacien dans l’accompagnement du patient et la nécessité de renforcer la communication pédagogique auprès du grand public.

« Pour le développement de l’automédication responsable, il est nécessaire de continuer d’accompagner les patients avec les professionnels de santé. Le médecin, l’infirmier, le pharmacien, le kinésithérapeute …Tous les acteurs de santé ont un rôle à jouer » souligne Christophe de la Fouchardière, Président de l’Afipa.

Source AFIPA

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